Quand on s'aime on ne peut qu'aimer, être patient avec ses cheveux. Interview de "Grâce No".


Hello ladies,


J'espère que tu vas bien et que tu as passé une bonne journée.

Today, je te partage, l'interview d'une jeune femme pétillante "Grâce No" est une blogueuse chrétienne catholique "Lifestyle". J'ai décidé de faire cette première interview avec elle, car c'est une jeune femme qui traite avec amour sa chevelure et avant de le savoir, je dirais même que cela se voit. Une femme qui porte fièrement et librement sa chevelure.
Je te laisse donc découvrir cette interview.



Interview

1)  Depuis combien d'année es-tu capillairement (mot inventé par moi mdr) naturelle?

Je suis devenue naturelle il y a très exactement deux (2) ans. J’ai longtemps hésité avant de me lancer, parce que je trouvais les cheveux défrisés pratiques. Et puis, je les avais ainsi depuis le collège, où je n’avais plus connu rien d’autre. Puis, quand je suis entrée à l’Université, j’ai commencé à porter des extensions comme la plupart des femmes. Chose qu’au passage je n’affectionnais pas particulièrement, car je préfère porter des tresses. Mais, je croyais simplement que les extensions étaient la coiffure protectrice par excellence, surtout en hiver. Un an après, j’ai commencé à perdre mes cheveux. Ils manquaient d’éclat et étaient très cassants. Mais comme toutes les femmes, je pense que je n’ai pas voulu renoncer, alors ça été des soins capillaires sur soins capillaires, extensions sur extensions, tresses sur tresses. Je gardais rarement mes cheveux à l’air libre comme on dit. 
Deux (2) ans avant de big choper, l’idée de passer à l’acte devenait obsessionnelle. Mais ma mère et ma grand-mère réussissaient toujours à m’en dissuader, arguant qu’une femme sans cheveux n’est pas vraiment une femme. Il s’agit d’une autre génération que la mienne, et donc une autre façon de voir les choses. J’ai donc renoncé à plusieurs reprises après avoir envisagé une transition. Mais très honnêtement, je trouvais que la transition était une perte de temps. Puis un jour, alors que j’avais déjà pris rendez-vous pour me faire tresser, j’ai annulé ce rendez-vous. Je me sentais emprisonnée par mes cheveux. Oui, j’ai bien dit emprisonnée. Je me suis regardée dans le miroir, et j’ai commencé à me couper une mèche de cheveux. Et à ce moment, je me suis dit, il vaut mieux aller chez un coiffeur pour tout raser. J’avais envie de respirer. C’est une image, mais c’est littéralement ce que je ressentais. Je me suis donc rendue dans un salon de coiffure, où la coiffeuse a essayé de me dissuader de me couper les cheveux. Je lui ai fait comprendre que je ne voulais rien entendre et que j’avais envie de tout enlever. À la fin, j’étais soulagée.
Petite anecdote, avant mon big chop, j’avais déjà essayé de me couper les cheveux chez une autre coiffeuse. Elle avait refusé de me coiffer. Je n’avais jamais vu cela, une coiffeuse qui vous met à la porte de son salon et vous culpabilise en disant qu’il y a des femmes qui n’ont pas de cheveux, moi j’en ai, alors pourquoi les couper. Je m’en souviendrais toujours. Elle avait réussi à me dégouter, et j’ai renoncé à me couper les cheveux ce jour-là.


2) Tu assez afro libre ou coiffure protectrice au max?

Honnêtement, depuis deux (2) ans, je suis assez afro libre. Je dis souvent à ce propos que j’aime laisser mes cheveux respirer et faire leur vie. Toutefois, cet hiver, je pense adopter des coiffures protectrices, mais je ne sais pas exactement de quel type. Ce que je n’ai pas dit, c’est qu'après mon retour au naturel, un an plus tard, je me suis encore coupée les cheveux. Donc, j’ai toujours eu les cheveux courts en hiver. Mais, cette fois, j’aimerais les laisser pousser, donc il va falloir les bichonner au maximum durant l’hiver.


3) Quelle est ta routine capillaire?

Je fais en général un shampooing par semaine ou tous les 9 jours. Je ne me prends vraiment pas la tête. La santé des cheveux passe aussi par l’alimentation. Comme je fais attention à ce que je mange et aussi du sport, je me contente de très peu.
Aujourd’hui, il y a une large palette qui est proposée aux femmes qui portent leurs cheveux afros. Et puis, il faut avouer que c’est une excellente manne financière pour les marques, parce que le marché est vaste. Malheureusement ce n’est pas mon truc. Déjà les cheveux défrisés, je dépensais énormément pour l’entretien de mes cheveux. J’estime que faire de même avec les cheveux naturels c’est un peu se fourvoyer. Lorsque j’étais enfant, ma mère n’avait pas besoin d’une tonne de produits pour entretenir mes cheveux, et pourtant ils se portaient très bien. Certaines femmes me demandent souvent comment je fais pour entretenir les miens, et bien j’utilise du beurre de karité, de l’huile d’amande, et de l’huile de coco. Parfois aussi de l’huile d’olive lorsqu’il m’arrive de faire un soin. Je dis qu’il m’arrive parce que je ne suis pas fan de toutes les potions capillaires qu’on trouve sur internet. Mes soins sont assez simples et à base d’œuf, excellente source de protéines. Et petit secret au sujet des œufs, lorsque je ne les mets pas sur mes cheveux, je les mange (rires).


4)  Tes coups de cœur capillaire.

Je ne suis pas certaine d’en avoir, d’autant plus que je ne suis pas une testeuse de produits capillaires (rires). Je dirais donc, le beurre de karité, de préférence bio. Je le fais venir d’Afrique. Idem pour mon huile d’amande. Celle que j’utilise actuellement m’a d’ailleurs été offerte par mon père.





    5) Comment décrirais-tu ta chevelure?

Je dis souvent que c’est une crinière de lionne, même si on sait que les lionnes n’ont pas de crinière. Eh bien moi j’en ai une. Je les adore quand ils sont coiffés avec un effet décoiffé un peu afro. J’ai une chevelure de type 4C. Elle n’est certes pas facile à dompter, mais quand on s’aime, on ne peut qu’aimer et être patient avec ses cheveux et faire attention à la façon dont on les traite.


6) Tes cheveux, sont-ils pour toi une corvée ou au contraire tu aimes les chouchouter?

Corvée ? (rires) J’avoue n’avoir jamais ressentie cela depuis deux (2) ans. Bien au contraire, il m’arrive de me sentir mal lorsque je manque de temps pour m’en occuper. C’est pour cela que je parlais d’un moment toutes les semaines. Lorsque c’est impossible, il m’arrive d’aller jusqu’à 9 jours avant le prochain shampooing. Mais c’est toujours un plaisir de s’en occuper.


7) Pour finir, si tu devais big choper de nouveau, tu le ferais sans hésiter?


(Rires) ! Pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour. Je l’ai déjà fait deux (2) fois, et maintenant je veux laisser mes cheveux tranquilles. Et puis, ce ne sont que des cheveux, il ne faut pas verser dans l’idolâtrie comme cela s’observe aujourd’hui avec la mode dite nappy, dans laquelle je ne me reconnais absolument pas en tant que femme noire. Chaque fois qu’une personne me qualifie de nappy, je lui fais comprendre que je n’en suis pas une. Je suis juste moi, avec mes cheveux, tels qu’ils poussent sur ma tête. Pourquoi devrais-ton qualifier cela comme si c’était exceptionnel ? De plus, l’idéologie nappy dit quelque chose d’implicite, c’est que d’antan porter ses cheveux naturels rendaient malheureux, et que maintenant les femmes afros ou métissées seraient heureuses de porter leurs cheveux naturels. Loin de moi l’idée de vouloir occulter l’histoire. J’espère que les nappy ne m’en tiendront pas rigueur.


Conclusion

Cette interview prouve encore, que pour pouvoir soigner son corps et donc là ses cheveux, bien les traités, il faut s'aimer avant toute chose.
Nous avons toutes nos caractéristiques, ne cherche pas à ressembler à qui que ce soit, mais aime toi.
Merci Grâce pour cette interview. Ah oui vous pouvez la suivre sur son blog : kerygmachristus

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Je t'embrasse Lady.

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